L’IFLA est une organisation non-gouvernementale regroupant les bibliothèques, les associations professionnelles qui ont développé des systèmes et services d’information documentaire. Créée en 1927, elle est actuellement l’association internationale la plus importante en bibliothéconomie et en sciences de l’information. Son objectif est de promouvoir les normes de qualité pour la création et la mise en place de services d’information et de bibliothèques ; d’encourager la compréhension la plus large possible de la valeur de services de bibliothèques et d’information ; de représenter les intérêts de ses membres à travers le monde.
L’IFLA organise chaque année un congrès mondial. C’est la rencontre des bibliothécaires, des documentalistes et des professionnels de l’information du monde entier. C’est une occasion pour eux d’assister à des conférences, des ateliers, des démonstrations, de visiter les bibliothèques, de découvrir des projets variés lors des sessions de posters ou l’exposition professionnelle. C’est enfin pour certains le moment de s’impliquer dans le travail des sections spécialisées.
L’inscription au congrès est pourtant payante. Le congressiste doit supporter également ses frais de transport, d’hébergement et de nourriture. Comme ses frais sont souvent difficiles à assumer par des personnes et des organisations du Sud, des organisations du Nord les aident par l’octroi des bourses pour rendre possible leur participation au congrès. Le Comité Français de IFLA (CFI) est l’une de ces organisations. Il cherche à favoriser la francophonie au sein d’IFLA, et plus généralement à développer l’usage du français dans le monde international des bibliothèques. Cette année, grâce aux bourses du CFI, 14 personnes venues des pays du Sud, dont le Vietnam, ont pu participer au 71è congrès, tenu à Oslo, en Norvège.
Étant pour la première fois au congrès, j’aimerais, dans le cadre de cet article, partager quelques impressions et informations que j’ai vécu pendant 9 jours du congrès. Tout d’abord, j’ai été particulièrement impressionnée par la bonne organisation d’un événement si important (à peu près de 3000 participants) et par le fonctionnement de la « gigantesque machinerie » d’IFLA . Outre l’accueil chaleureux et convivial réservé aux nouveaux participants, l’aide offerte en permanence par les bureaux d’informations, une traduction simultanée anglais, français, allemand, russe et espagnol est assurée pour les séances plénières et importantes. Ce qui m’a facilité de comprendre mieux les échanges des collègues. Mon emploi du temps a été chargé, durant le congrès, par des conférences, ateliers autour des sujets de mon centre d’intérêt : les technologies de l’information, la formation à distance et le rôle des documentalistes, les logiciels en source ouverte utilisés dans les bibliothèques, le problème de droit d’auteur pour l’information en ligne, les bibliothèques numériques en Asie et Océanie et les défis , la fourniture du document et partage des ressources... . J’ai regretté quand même de n’avoir pas pu assister à certaines d’autres sessions dont le calendrier m’a obligé de faire le choix. À travers les exposés, j’ai appris beaucoup de choses, et compris parfois autrement certains concepts professionnels. Les échanges des collègues du monde entier m’ont donné des suggestions dans le travail et aussi l’occasion de vivre des expériences et de nouvelles connaissances professionnelles. Personnellement, je suis contente de ma participation au congrès et des connaissances acquises à l’issue du congrès.
Pour ceux qui veulent découvrir le monde des documentalistes et des professionnels de l’information, aller consulter :
http://www.ifla.org : site en anglais
http://www.cfifla.asso.fr/ : site en français du Comité français IFLA